Présidence

La première réunion de la Commission d’Information auprès des anciens sites d’expérimentations nucléaires du Pacifique s’est tenue, mardi matin, à la Résidence du Haut-commissaire.

 

Le Président de la Polynésie française, Edouard Fritch, a assisté, aux côtés du Haut-Commissaire de la République, Lionel Beffre, et du ministre de la Santé, Patrick Howell, et du ministre en charge de l’Environnement, Heremoana Maamaatuaiahutapu, à cette commission, créée le 4 mai dernier par arrêté du ministre de la Défense métropolitain.

 

Elle est présidée par le Haut-Commissaire et comprend 27 membres répartis en six collèges : la Polynésie française, les communes concernées, les intérêts économique et sociaux, les associations agréées de protection d’environnement, les services de l’Etat et le ministère de la défense.  Analogue à celles qui existent, en métropole, auprès des installations nucléaires de base secrètes et des ports militaires dans lesquels sont stationnés les navires militaires à propulsion nucléaire, elle s’inscrit dans une démarche de transparence sur la question du nucléaire.

 

Cette commission porte sur la sûreté nucléaire et la radioprotection ainsi que sur les conséquences pour la population et sur l’environnement des activités exercées sur les anciens sites d’implantation d’installations nucléaires de Mururoa et Fangataufa.

Cette première réunion était essentiellement consacrée aux résultats de la surveillance radiologique et géomécanique des atolls mise en place depuis 1998.  La rénovation du dispositif - dit TELSITE - qui assure la surveillance géomécanique de l'atoll de Moruroa devait également être abordée. Le ministère de la Défense a en effet décidé, en 2013, de procéder à une rénovation complète de ce dispositif.


Il s'agit d'une opération importante (plus de 12 milliards Fcfp) qui va mobiliser un effectif moyen de 100 à 120 personnes, en permanence, sur l'atoll de Moruroa. Les travaux de TELSITE 2 seront réalisés par différentes entreprises sélectionnées au terme de procédures d'appel d'offres dans le respect du code des marchés publics, en visant le meilleur équilibre entre la qualité de la solution technique et la maîtrise des coûts. La mise en service du nouveau système TELSITE 2 est prévue en 2018.

 

Au plan radiologique, ces travaux sont situés dans des zones dites "non règlementées" c'est-à-dire sans contraintes, ni restrictions. Pour autant, sur chacun des chantiers sera mis en place un système de prélèvement des aérosols atmosphériques sur des filtres et de mesure de la radioactivité de ces filtres.

 

Enfin, TELSITE 2 constitue, dans le respect du code des marchés publics, une réelle opportunité pour le tissu économique polynésien. Ainsi, à ce jour, les neuf premiers marchés relatifs aux travaux d'infrastructures ont été attribués à des entreprises polynésiennes.