Le ministre de la Relance économique, en charge de l’Economie bleue, Teva Rohfritsch, a rencontré, jeudi après-midi, Kazuya Okuda, président de Tahiti pearl promotion society of Japan (TPJ), organisme dédié à la promotion des perles de culture de Tahiti sur le marché japonais.
L’occasion pour le ministre de faire le point sur l’état du marché. Depuis l’an passé, le secteur de la bijouterie a montré une légère embellie, avec le constat, cependant, pour le marché des perles, d’une stagnation voire d’une régression pour le marché de la perle de culture de Tahiti.
En 2014, 8 348 111 perles de culture de Tahiti représentant 14,3 tonnes pour une valeur de plus de 8,6 milliards Fcfp ont été déclarées à l’export. Le marché japonais représente 45,5% du volume de perles exportées totales et 46,2% en valeur déclarée à l’export.
M. Okuda, en tant que représentant également des négociants japonais, souhaite avoir une plus grande visibilité sur la production pour mieux définir la stratégie d’approche du marché. Il sollicite également un soutien accru du Pays pour poursuivre les efforts de promotion, véritable levier pour orienter les attentes des consommateurs nippons face à une concurrence de plus en plus présente et agressive. Tahiti Pearl Association of French Polynesia (TPAFP), chargée de la promotion de la perle de culture de Tahiti, sera dotée d’un budget de 52 MF pour l’année 2015 qui sera réparti principalement entre les deux principaux marchés émetteurs que sont le Japon et la Chine (Hong Kong en particulier).
Teva Rohfritsch a exprimé son souhait de redynamiser le secteur de la perliculture et de mettre rapidement en œuvre une stratégie pour redonner tout son lustre et ses multiples couleurs à la perle de culture de Tahiti.
Des rencontres avec les professionnels du secteur sont prévues dans les prochains jours pour mettre en place une réglementation mieux adaptée au contexte actuel et les outils nécessaires pour mieux valoriser ce produit phare de l’économie polynésienne.
