Ministère de la Culture

Le Président Edouard Fritch a tenu à réagir, ce mardi matin, au cours d’une conférence de presse organisée à la Présidence, sur le contenu de la résolution adoptée à l’issue du 27ème Congrès des communes, qui s’est tenu du 1er au 4 août.

 

Le Président a notamment fait part de son sentiment d’amertume face à l’ultimatum posé par les communes, rappelant les nombreuses initiatives mises en place en faveur des communes depuis son arrivée au pouvoir. Le gouvernement a en effet doublé le rythme de remboursement des arriérés du FIP pour oxygéner la trésorerie des communes, œuvré à la mise en place d’un Contrat de projets dédié aux communes pour un montant de 1,2 milliard Fcfp ou encore fait débloquer, depuis septembre 2014, 160 projets pour soutenir les investissements communaux au travers de la Délégation pour le développement des communes.

 

Le Président a également précisé que les communes ont toujours été associées à tous les projets mis en place par le gouvernement, et que le Syndicat pour la Promotion des Communes était régulièrement consulté par le gouvernement, afin qu’il puisse donner son avis, en amont, sur les réformes envisagées. Le Président, qui est également maire de la commune de Pirae, s’est dit conscient de la nécessité de transférer certaines nouvelles compétences aux communes, mais il a indiqué qu’il était absolument primordial que ces dernières aient les moyens de les assumer à long terme.

 

Edouard Fritch a souligné qu’il souhaitait établir un réel partenariat avec les communes, mais que cela ne signifiait pas pour autant céder à tout ce que celles-ci peuvent souhaiter. Il a précisé qu’un partenariat s’établit sur des relations de responsabilité et de respect, entre les personnes et entre les institutions. Chacun doit rester à sa place. Les principes démocratiques sont clairs à ce sujet. Les institutions et le rôle de chacun sont également clairs.

 

Le Président a par ailleurs été interrogé sur la résolution prise dimanche dernier par l’Eglise protestante maohi à l’issue de son synode. Qualifier les actes de l’Etat français de « crime contre l’humanité » est une expression très grave, a souligné le Président. Il a indiqué en outre que les analyses juridiques ont démontré que cette démarche était vaine et sans issue, et qu’il était préférable, si on souhaite obtenir une réelle indemnisation de l’Etat, de dialoguer avec lui plutôt que d’aller chercher la protection d’organisations internationales qui n’ont aucun pouvoir sur ces questions, d’autant que le gouvernement n’a pas épuisé les voies du dialogue avec l’Etat sur ce dossier. 

 

Conférence de presse - Congrès des communes

 

Conférence de presse - Synode