Ministère de la Culture

Le projet de mise en place d’un CET 2 (déchets ménagers) à Hitia’a a reçu un avis favorable de la commission des installations classées en date du 10 mars 2015. Auparavant, l’exploitant était autorisé à exploiter un CET 3 (déchets ultimes) depuis le 21 mai 2011. Autrement dit, l’exploitation respecte les préconisations techniques des services de l’environnement, de l’urbanisme, de l’hygiène et de la salubrité publique, de l’inspection du travail et de la protection civile pour l’élimination des déchets ultimes et des déchets ménagers.

 

En outre, il apparaît difficilement recevable de parler de « déni de démocratie » lorsque la procédure d’autorisation d’un CET 2 comprend une enquête publique de commodo et incommodo dans le cadre des installations classées, une consultation du public dans le cadre de l’étude d’impact environnemental du projet et soumet le projet à l’avis de la commune puis à l’avis d’une commission consultative dans laquelle la commune concernée est membre.

 

Par ailleurs, au titre de l’enquête de commodo et incommodo, les habitants ont exprimé leurs craintes essentiellement quant à un glissement de terrain qui pourrait être provoqué par les travaux du CET et pourrait toucher certaines habitations, une détérioration du lagon et des problèmes d’odeurs liées au CET. Si la crainte concernant les odeurs peut être légitime, les 2 premières inquiétudes ne semblent pas justifiées dans la mesure où le projet répond à la réglementation en vigueur concernant la protection des personnes et de l’environnement.

 

Au titre de la consultation du public sur l’impact du projet, aucune remarque n’a été formulée par le public.

 

Certes, la commune de Hitiaa et les associations de protection de la nature ont émis un avis défavorable mais l’avis favorable définitif a été rendu démocratiquement à la majorité des membres de la commission des installations classées en date du 10 mars 2015, qui comptait autant de membres de l’administration que de membres d’autres secteurs.

Sur la viabilité économique du projet et sa concurrence avec le CET 2 de Paihoro géré par l’opérateur Fenua ma, il convient de rappeler que pour tout projet d’exploitation privé, le risque économique reste à l’appréciation de l’entrepreneur et relève de sa seule responsabilité.

 

Enfin, quant au prétendu conflit d’intérêt, les allégations ne sont aucunement fondées.