Le Président de la Polynésie française, Edouard Fritch, accompagné du ministre de la Santé et de la recherche, le Dr Patrick T. Howell, a inauguré vendredi matin, le laboratoire de haute sécurité biologique (laboratoire NSB3) de l’Institut Louis Malardé (ILM), en présence notamment du Haut-commissaire de la République en Polynésie française, Lionel Beffre.
L’acquisition de ce laboratoire, financée par le Pays à hauteur de 120 millions Fcfp, traduit la prise en compte par le gouvernement de la menace croissante liée aux maladies infectieuses émergentes, et de la nécessité pour la Polynésie française, de pouvoir gérer les alertes sanitaires, compte tenu de son isolement géographique. La vague d’épidémies qui a frappé le fenua ces dernières années (grippe A H1N1, dengue, zika, chikungunya) illustre ce risque, de même que le risque lié au virus Ebola.
Les missions statutaires de l’ILM en matière de recherche, de diagnostic et de suivi des maladies infectieuses, ont naturellement désigné l’Institut comme opérateur de ce laboratoire. Celui-ci se présente sous la forme d’un container sécurisé, logé dans une enceinte en béton, et permet dorénavant de manipuler les agents pathogènes de classe 3 dans des conditions strictes de confinement, conformes aux normes nationales et internationales.
Le travail en milieu confiné est soumis à une formation spécifique. A l’ILM, 11 personnes (médecins biologistes, chercheurs, ingénieurs, techniciens et responsable qualité) ont été formées à l’utilisation du laboratoire NSB3, par un expert de l’Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection de Marseille. Par ailleurs, le coût de fonctionnement de cette structure, incluant quatre visites de maintenance annuelles par du personnel hautement qualifié, sera pris en charge par l’Institut Louis Malardé sur son budget de fonctionnement.
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